On pourra bientot au Japon faire ses propres achats au doigt et à l'oeil !
Technologies diverses
le 11/08/07 00:41:08 Par Panoramix - Rome tour
Google aurait surement intérêt à utiliser ce procédé afin de se protéger contre les clics frauduleux sur Adwords, ce procédé étant infaillible à cent pour cent.
A la poubelle cartes à puce, porte-monnaies, codes secrets et autres mots de passe: très prochainement, au Japon, on pourra faire ses achats carrément au doigt et à l'oeil, sans bourse montrer,
grâce à la combinaison de bases de données et de la technologie d'authentification biométrique.
A partir du mois de Septembre, 200 employés du groupe Japonais Hitachi vont "payer de leur propre personne" pour faire le test d'
un nouveau processus de paiement qui n'aura besoin ni de carte bancaire, ni de pièces, ni de billets, ni de rien d'autre. En collaboration avec des commerçants et la société de crédit JCB.
Lors du passage au comptoir, les testeurs n'auront qu'à souligner qu'ils désirent être débités sur leur compte JCB: ils seront alors invités à poser un doigt sur un lecteur qui fera la
capture de l'image de leur réseau vasculaire par rayon lumineux sans aucun contact direct. La structure des vaisseaux capillaires du doigt est unique, elle ne se modifie pas dans le temps et, selon Hitachi, est impossible à refaire de manière artificielle. Ces informations biométriques, transmises par voie informatique, seront instantanément comparées à celles préalablement enregistrées dans la base d'informations de JCB, aux côtés des références bancaires du client.
Comme pour un achat normal payé par carte, la somme dépensée sera automatiquement débitée en fin de mois sur le compte courant associé. Si aucun échantillon biométrique qui correspond à l'image obtenue chez le commerçant n'est identifié dans les databases de JCB, la transaction sera refusée et donc n'aura pas lieu. "C'est sur, rapide et pratique", assure Hitachi.
Cette opération expérimentale, la première de ce genre au Japon, vise à travailler sur un modèle technique et économique viable et faisable avant un lancement commercial préconisé dans les mois à venir. La biométrie est très répandue au Japon, dans les entreprises ou les hôpitaux, par exemple pour le contrôle d'accès et les connexions aux réseaux. Beaucoup de banques Japonaises ont mis en place des instruments biométriques pour identifier sans risque d'erreur leurs clients lors des opérations de retrait ou de transfert d'argent aux distributeurs automatiques multi-services. "L'usage toujours croissant des méthodes de paiement dématérialisées pousse les organismes économiques-bancaires à rendre encore plus fiables leurs systèmes de sécurité, en perfectionnant des techniques de différenciation des caractéristiques humaines infalsifiables", souligne Hitachi.
Les banques japonaises ont choisi pour l'interprétation et la vérification du réseau vasculaire du doigt de Hitachi, ou celle des veines de la main de Fujitsu, car ces procédés sont sans erreurs et sans contact, donc plus hygiéniques et moins exigeants en terme de maintenance. Leurs clients paraissent satisfaits. A l'instar des banques, qui vantent leurs méthodes biométriques dans des spots publicitaires télévisés, un célèbre restaurant de nouilles de Tokyo s'en sert pour appâter le chaland. Cet établissement offre une tournée gratuite aux clients qui acceptent que chacune de leurs visites soit enregistrée dans la mémoire de ses ordinateurs. Pour faire cela, ils n'auront qu'à passer le doigt sur un lecteur après s'être inscrits la première fois seulement. La prochaine étape sera alors l'encaissement direct du repas sur leur compte en banque.
Le paiement biométrique, par empreintes digitales, scan des veines ou de l'iris de l'oeil, viendra se joindre aux porte-monnaies électroniques à puce sans contact qui, ajoutés dans les téléphones portables, sont déjà très utilisés au Japon. Les cartes bancaires traditionnelles sont en général réservées aux grosses sommes d'argent. "Les encaissements de moins de 3.000 yens (20 euros) représentent un volume, chaque année, de plus de 60.000 milliards de yens (350 milliards d'euros)", soit près de trois fois le montant des paiements par carte, affirme le directeur des services de la compagnie de téléphonie mobile NTT DoCoMo, Takeshi Natsuno. Une manne que convoitent les prestataires de services de paiement, puisque chaque transaction donne lieu à une commission.